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Définition

Bilan social

Optimisez votre gestion sociale

 

L’essentiel à retenir 

Le bilan social est un document annuel obligatoire pour les entreprises d’au moins 300 salariés. Prévu par l’article L. 2312-28 du Code du travail, il synthétise en 7 chapitres les principales données chiffrées relatives à l’emploi, aux rémunérations, à la santé-sécurité, aux conditions de travail et à la formation. Présenté au CSE pour consultation, il couvre les trois dernières années et constitue un outil stratégique pour piloter la politique sociale de l’entreprise. Depuis les ordonnances Macron de 2017, ses données sont intégrées à la BDESE (Base de Données Économiques, Sociales et Environnementales).

Définition du bilan social

 

Qu’est-ce que le bilan social ?

Le bilan social est un document récapitulatif annuel qui présente les principales données chiffrées permettant d’apprécier la situation sociale d’une entreprise. Il enregistre les réalisations effectuées et mesure les changements intervenus au cours de l’année écoulée et des deux années précédentes.

Concrètement, le bilan social compile des indicateurs quantitatifs couvrant l’ensemble de la vie sociale de l’entreprise : effectifs, embauches, départs, rémunérations, conditions de travail, formation professionnelle, relations professionnelles et conditions de vie des salariés. Ce panorama sur trois années consécutives permet d’identifier des tendances et de mesurer l’impact des politiques RH mises en place.

 

Origine et cadre juridique

Le bilan social a été instauré en France par la loi n° 77-769 du 12 juillet 1977, à l’initiative du ministre du Travail de l’époque. L’objectif était de doter les partenaires sociaux d’un outil factuel et standardisé pour nourrir le dialogue social en entreprise.

Depuis les ordonnances Macron du 22 septembre 2017, le bilan social s’inscrit dans le cadre de la consultation annuelle du CSE (Comité Social et Économique) sur la politique sociale de l’entreprise, les conditions de travail et l’emploi. L’article L. 2312-28 du Code du travail précise que cette consultation porte sur le bilan social lorsque l’entreprise compte au moins 300 salariés.

La loi Rebsamen du 17 août 2015 avait déjà réorganisé les consultations du comité d’entreprise en trois grands blocs, dont la politique sociale. Les ordonnances Macron ont poursuivi cette logique en intégrant les données du bilan social dans la BDESE (Base de Données Économiques, Sociales et Environnementales), devenue le support principal de mise à disposition des informations.

 

Objectifs du bilan social

Le bilan social poursuit plusieurs finalités complémentaires :

  • Informer les représentants du personnel sur la situation sociale de l’entreprise, de manière objective et chiffrée
  • Alimenter le dialogue social en fournissant une base factuelle commune à la direction et aux élus du CSE
  • Piloter la politique RH en identifiant les tendances (turnover, absentéisme, écarts de rémunération) sur trois ans
  • Anticiper les évolutions en matière d’emploi, de compétences et de conditions de travail
  • Renforcer la transparence auprès des salariés sur les engagements sociaux de l’employeur

 

Quelles entreprises sont concernées par le bilan social ?

 

Le seuil de 300 salariés

L’obligation d’établir un bilan social concerne les entreprises employant au moins 300 salariés, conformément à l’article L. 2312-28 du Code du travail. Ce seuil s’apprécie selon les règles de décompte des effectifs prévues par le Code du travail (salariés en CDI, CDD au prorata de leur temps de présence, intérimaires, etc.).

Lorsqu’une entreprise franchit le seuil de 300 salariés en cours d’année, l’obligation de produire un bilan social s’applique à compter de l’année suivante. Inversement, si l’effectif repasse sous ce seuil, l’obligation cesse, mais l’entreprise peut choisir de continuer à établir le document à titre volontaire.

 

Cas des entreprises multi-établissements

Dans les entreprises comportant des établissements distincts, un bilan social particulier doit être établi pour chaque établissement dont l’effectif atteint au moins 300 salariés. Le CSE d’établissement est alors consulté sur ce bilan social local. Par ailleurs, un bilan social global est produit au niveau de l’entreprise et soumis au CSE central.

 

Entreprises de moins de 300 salariés

Les entreprises de 50 à 299 salariés ne sont pas tenues de produire un bilan social. Elles ont néanmoins l’obligation de mettre à disposition du CSE une BDESE contenant des informations sur la politique sociale, conformément à l’article R. 2312-8 du Code du travail. La BDESE remplit alors une fonction similaire, bien que son contenu soit moins détaillé que celui du bilan social des entreprises de 300 salariés et plus.

Rien n’empêche cependant une entreprise de moins de 300 salariés d’établir un bilan social de manière volontaire. Ce choix témoigne d’une démarche proactive en matière de responsabilité sociale et peut renforcer la marque employeur.

 

Synthèse des obligations selon la taille de l’entreprise
Taille de l’entreprise Bilan social BDESE Consultation CSE
Moins de 50 salariés Non obligatoire Non obligatoire Pas de CSE obligatoire (sauf 11+ salariés)
50 à 299 salariés Non obligatoire Obligatoire (art. R. 2312-8) Oui, sur la politique sociale
300 salariés et plus Obligatoire (art. L. 2312-28) Obligatoire (art. R. 2312-9) Oui, incluant le bilan social

 

Les 7 chapitres obligatoires du bilan social

 

Le contenu du bilan social est défini par les articles R. 2312-8 et R. 2312-9 du Code du travail. Il se structure autour de sept chapitres obligatoires, chacun composé d’indicateurs chiffrés couvrant les trois dernières années. Cette structure standardisée facilite la comparaison dans le temps et entre entreprises d’un même secteur.

 

Les 7 chapitres obligatoires du bilan social et leurs indicateurs
Chapitre Thématique Principaux indicateurs
1. Emploi Effectifs, mouvements du personnel Effectif total, répartition par sexe/âge/ancienneté, embauches, départs (démissions, licenciements, retraites), travailleurs extérieurs, travailleurs handicapés, absentéisme
2. Rémunérations et charges accessoires Masse salariale, structure des rémunérations Montant des rémunérations, hiérarchie des rémunérations, mode de calcul, charges accessoires, charge salariale globale, participation financière
3. Santé et sécurité au travail Accidents, maladies professionnelles Accidents du travail et de trajet (fréquence, gravité), maladies professionnelles, dépenses de sécurité
4. Autres conditions de travail Durée et aménagement du temps de travail Durée du travail, organisation du temps de travail, dépenses d’amélioration des conditions de travail, médecine du travail, travailleurs inaptes
5. Formation Formation professionnelle continue Pourcentage de la masse salariale consacré à la formation, nombre de stagiaires, nombre d’heures de stage, congés formation
6. Relations professionnelles Représentation du personnel, négociation collective Composition du CSE, participation aux élections, accords collectifs signés, information et communication
7. Autres conditions de vie relevant de l’entreprise Activités sociales, oeuvres complémentaires Activités sociales (restauration, loisirs, logement), autres charges sociales

 

Chapitre 1 : emploi

Le chapitre emploi est le plus volumineux du bilan social. Il recense les effectifs totaux en fin d’année, ventilés par sexe, tranche d’âge, ancienneté, nationalité et qualification. Il détaille également les mouvements du personnel : embauches (CDI, CDD), départs (démissions, licenciements économiques et pour motif personnel, fins de CDD, départs en retraite), et le recours à la main-d’oeuvre extérieure (intérim, sous-traitance).

Ce chapitre inclut aussi les données sur le travail à temps partiel, l’emploi de travailleurs handicapés et l’absentéisme (nombre de journées d’absence par motif). L’analyse sur trois ans permet de repérer les tendances en matière de rotation du personnel et d’identifier d’éventuels signaux d’alerte.

 

Chapitre 2 : rémunérations et charges accessoires

Ce chapitre présente le montant total des rémunérations versées, la hiérarchie des salaires (rapport entre les rémunérations les plus élevées et les plus basses), ainsi que le mode de calcul des rémunérations. Il intègre les charges accessoires (cotisations sociales, avantages en nature) et les dispositifs de participation financière (intéressement, participation aux bénéfices, plans d’épargne).

Les données de rémunération sont ventilées par sexe, ce qui permet de mesurer les écarts de rémunération entre femmes et hommes, un enjeu central dans les politiques d’égalité professionnelle.

 

Chapitre 3 : santé et sécurité au travail

Le troisième chapitre compile les indicateurs relatifs aux accidents du travail (taux de fréquence, taux de gravité, nombre de journées perdues), aux accidents de trajet et aux maladies professionnelles reconnues. Il recense aussi les dépenses engagées en matière de sécurité.

 

Chapitre 4 : autres conditions de travail

Ce chapitre couvre la durée et l’aménagement du temps de travail (horaires, travail posté, travail de nuit), les dépenses d’amélioration des conditions de travail, l’activité de la médecine du travail et le nombre de salariés déclarés inaptes. Il complète le chapitre santé-sécurité en élargissant le périmètre à la qualité de vie et des conditions de travail (QVCT).

 

Chapitre 5 : formation

Le chapitre formation retrace les efforts de l’entreprise en matière de formation professionnelle continue. Il indique le pourcentage de la masse salariale consacré à la formation, le nombre de salariés ayant bénéficié d’un stage, le volume total d’heures de formation et la répartition par catégorie professionnelle. Ces données sont essentielles pour évaluer la politique de GEPP (Gestion des Emplois et des Parcours Professionnels) de l’entreprise.

 

Chapitre 6 : relations professionnelles

Ce chapitre fournit des données sur la représentation du personnel : composition du CSE, taux de participation aux élections professionnelles, volume des crédits d’heures de délégation utilisés. Il indique également le nombre d’accords collectifs signés dans l’année et les moyens d’information et de communication mis à disposition.

 

Chapitre 7 : autres conditions de vie relevant de l’entreprise

Le dernier chapitre recense les activités sociales et culturelles financées par l’entreprise ou le CSE : restauration collective, aide au logement, activités de loisirs, transport. Il intègre également les autres charges sociales assumées par l’employeur en complément des obligations légales.

 

Calendrier et procédure d’élaboration

 

Les étapes clés de production

L’élaboration du bilan social suit un calendrier annuel qui débute généralement en janvier avec la collecte des données de l’année écoulée. L’employeur doit soumettre le projet de bilan social au CSE au moins 15 jours avant la réunion de consultation, conformément aux règles de mise à disposition des informations dans la BDESE.

 

Calendrier type d’élaboration du bilan social
Étape Période indicative Responsable Détail
Collecte des données Janvier – février DRH / service paie Extraction des données des SIRH, DSN, logiciels paie sur N, N-1 et N-2
Compilation et vérification Février – mars DRH Consolidation des 7 chapitres, vérification croisée des données, rédaction des commentaires
Mise à disposition dans la BDESE 15 jours minimum avant la réunion DRH Transmission du projet aux membres du CSE via la BDESE
Consultation du CSE Avant le 30 avril (en pratique) Direction / CSE Présentation, discussion et avis du CSE sur le bilan social
Communication aux salariés Après la consultation CSE Direction / RH Mise à disposition auprès de tout salarié qui en fait la demande

 

Rôle du CSE dans la procédure

Le CSE joue un rôle central dans le processus. Il est consulté annuellement sur la politique sociale de l’entreprise, et le bilan social fait partie intégrante de cette consultation pour les entreprises de 300 salariés et plus. Les élus du CSE peuvent formuler un avis motivé, poser des questions complémentaires et demander des explications sur les tendances observées.

Le CSE peut également se faire assister d’un expert-comptable pour analyser le bilan social. Le coût de cette expertise est pris en charge par l’employeur dans le cadre de la consultation sur la politique sociale (article L. 2315-80 du Code du travail).

 

Sources de données

La production du bilan social mobilise plusieurs sources de données internes :

  • SIRH (Système d’Information des Ressources Humaines) : effectifs, mouvements, absentéisme
  • Logiciels de paie et DSN (Déclaration Sociale Nominative) : rémunérations, charges sociales
  • Service santé-sécurité : accidents du travail, maladies professionnelles, rapports du médecin du travail
  • Service formation : plan de développement des compétences, heures de formation, dépenses
  • Secrétariat du CSE : données sur la représentation du personnel, accords collectifs

La fiabilité des données est un enjeu majeur. Des vérifications croisées entre les différentes sources permettent de garantir la cohérence des informations présentées.

 

Bilan social et BDESE : quelles différences ?

 

Le bilan social et la BDESE sont deux outils complémentaires mais distincts. La confusion entre ces deux dispositifs est fréquente, car depuis les ordonnances Macron de 2017, les données du bilan social sont intégrées à la BDESE. Pour autant, le bilan social conserve sa spécificité en tant que document de consultation à part entière.

 

Comparaison bilan social et BDESE
Critère Bilan social BDESE
Seuil d’obligation 300 salariés et plus 50 salariés et plus
Base légale Art. L. 2312-28 et suivants Art. L. 2312-18 à L. 2312-21
Nature Document annuel de synthèse Base de données permanente, mise à jour régulièrement
Périmètre Données sociales (7 chapitres) Données économiques, sociales et environnementales
Profondeur historique 3 années (N, N-1, N-2) 6 années (2 passées + année en cours + 3 prospectives)
Support Intégré à la BDESE depuis 2017 Numérique obligatoire (300+ salariés)
Consultation Avis du CSE obligatoire Accessible en permanence aux élus du CSE
Dimension environnementale Non incluse Incluse depuis la loi Climat (août 2021)

 

En pratique, pour les entreprises de 300 salariés et plus, le bilan social est un sous-ensemble de la BDESE qui fait l’objet d’une consultation spécifique du CSE. La BDESE, quant à elle, est un outil plus large qui sert de support aux trois consultations récurrentes du CSE (orientations stratégiques, situation économique et financière, politique sociale). L’entreprise peut négocier par accord collectif le contenu et les modalités de la BDESE (article L. 2312-21), mais les indicateurs du bilan social restent obligatoires en l’absence d’accord.

 

Pourquoi le bilan social est un outil stratégique RH ?

 

Piloter la politique sociale

Au-delà de l’obligation légale, le bilan social est un véritable tableau de bord social. L’analyse comparative des données sur trois ans permet d’identifier des tendances de fond : évolution du turnover, progression de l’absentéisme, impact des politiques de formation, réduction des écarts de rémunération.

Le croisement des indicateurs entre chapitres est particulièrement éclairant. Par exemple, une augmentation des départs (chapitre 1) conjuguée à une stagnation des rémunérations (chapitre 2) et à une hausse des accidents du travail (chapitre 3) peut signaler une dégradation du climat social nécessitant des mesures correctives.

 

Renforcer le dialogue social

Le bilan social fournit une base factuelle commune à la direction et aux représentants du personnel. Il objectivise les débats et permet de dépasser les perceptions subjectives. Les élus du CSE disposent de données vérifiables pour formuler leurs revendications, et la direction peut s’appuyer sur les chiffres pour justifier ses orientations.

 

Alimenter la stratégie RSE et GEPP

Les données du bilan social alimentent directement la démarche de RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) de l’entreprise. Les indicateurs sur l’égalité professionnelle, la formation, la santé-sécurité et les conditions de travail sont autant de composantes du volet social de la RSE.

De même, le bilan social fournit des informations essentielles pour la GEPP. L’analyse de la pyramide des âges, des flux d’embauches et de départs, et de l’effort de formation permet d’anticiper les besoins en compétences et de construire des plans de mobilité interne adaptés.

 

Sanctions en cas de manquement

Le non-respect de l’obligation de produire un bilan social ou de consulter le CSE expose l’employeur au délit d’entrave, prévu par l’article L. 2317-1 du Code du travail. Ce délit est sanctionné par une amende de 7 500 euros. Pour les personnes morales, le montant de l’amende peut atteindre le quintuple, soit 37 500 euros.

Au-delà de l’aspect pénal, l’absence de bilan social peut constituer un motif de contestation des décisions de l’employeur devant les tribunaux. Le CSE pourrait invoquer l’insuffisance d’information pour contester la régularité de la consultation sur la politique sociale.

 

Le bilan social individuel (BSI) : un complément utile

À ne pas confondre avec le bilan social collectif, le bilan social individuel (BSI) est un document facultatif remis à chaque salarié. Il récapitule sa rémunération globale (salaire brut, primes, avantages en nature, épargne salariale, protection sociale) sur une année. Outil de transparence et de fidélisation, le BSI permet au salarié de visualiser la valeur totale de son package de rémunération.

 

Infographie Les 7 chapitres du bilan social

Questions fréquentes sur le bilan social

Qu'est-ce que le bilan social d'une entreprise ?

Le bilan social est un document annuel obligatoire pour les entreprises d’au moins 300 salariés. Il récapitule les principales données chiffrées permettant d’apprécier la situation sociale de l’entreprise sur les trois dernières années. Structuré en 7 chapitres (emploi, rémunérations, santé-sécurité, conditions de travail, formation, relations professionnelles, conditions de vie), il est présenté au CSE dans le cadre de la consultation sur la politique sociale.

Quelles entreprises doivent produire un bilan social ?

Le bilan social est obligatoire pour les entreprises employant au moins 300 salariés, conformément à l’article L. 2312-28 du Code du travail. Dans les entreprises multi-établissements, un bilan social particulier doit être établi pour chaque établissement dont l’effectif atteint ce seuil. Les entreprises de 50 à 299 salariés ne sont pas tenues de produire un bilan social, mais doivent fournir des informations sociales via la BDESE.

Quels sont les 7 chapitres du bilan social ?

Les 7 chapitres obligatoires du bilan social sont : 1) emploi (effectifs, mouvements du personnel, absentéisme), 2) rémunérations et charges accessoires, 3) santé et sécurité au travail (accidents, maladies professionnelles), 4) autres conditions de travail (durée du travail, aménagement), 5) formation professionnelle, 6) relations professionnelles (CSE, accords collectifs), 7) autres conditions de vie relevant de l’entreprise (activités sociales). Ces chapitres couvrent les données des trois dernières années.

Quelle est la différence entre bilan social et BDESE ?

Le bilan social est un document annuel obligatoire pour les entreprises de 300 salariés et plus, centré sur les données sociales (7 chapitres, 3 ans de profondeur). La BDESE est une base de données permanente obligatoire à partir de 50 salariés, couvrant les données économiques, sociales et environnementales sur 6 exercices. Depuis les ordonnances Macron de 2017, les données du bilan social sont intégrées à la BDESE, mais le bilan social reste un document de consultation spécifique soumis à l’avis du CSE.

Quelles sanctions en cas d'absence de bilan social ?

L’absence de production du bilan social ou le défaut de consultation du CSE constitue un délit d’entrave, prévu par l’article L. 2317-1 du Code du travail. Ce délit est sanctionné par une amende de 7 500 euros pour les personnes physiques. Pour les personnes morales, l’amende peut atteindre le quintuple, soit 37 500 euros. L’employeur s’expose également à une contestation de la régularité de la consultation sur la politique sociale.

Le bilan social est-il rendu public ?

Le bilan social n’est pas un document public au sens strict. Il doit être mis à la disposition de tout salarié qui en fait la demande, conformément au Code du travail. Il est également transmis aux membres du CSE et, le cas échéant, à l’inspecteur du travail. En revanche, contrairement aux comptes annuels déposés au greffe, le bilan social ne fait pas l’objet d’une publication obligatoire. Certaines entreprises choisissent toutefois de communiquer volontairement des extraits dans leur rapport RSE ou leur rapport annuel.